Nous avons semé,
Et toute bonne graine honore le semeur.

Qu'est-ce que la médiumnité ?

voyance pure

En anglais, on parlera plus volonté de channel – de canal –, et je trouve que cette appellation est bien trouvée. En effet, le médium ne tire pas son pouvoir d'une quelconque puissance intérieure dont il serait doté ; il n'est pas magicien au sens où on l'entend d'habitude. Le médium est plus objectivement un relais. Il capte et réceptionne les messages de l'au-delà, du monde invisible, des esprits vivants ou morts afin de les restituer le plus justement possible.

Le médium ne créer pas ; il reçoit puis il transmet. Voilà tout le sens du canal.
Aussi cela implique plusieurs choses : tout d'abord, pour transmettre, il ne faut pas être seul. Si l'on est seul, aucune des informations que l'on pourra recevoir ne pourra être diffusée. Parfois le médium peut avoir besoin de capter des informations pour lui-même, mais le plus souvent, cela sera pour rendre service à autrui. Comme beaucoup d'art, le don du médium n'existe qu'à travers le regard des autres. Un peintre aura beau jeu de peindre des toiles somptueuses ; sans personne pour les admirer, sa prouesse restera anonyme et plus ou moins vaine. C'est par l'émerveillement et l'enchantement qu'elle apporte que sa toile trouvera sa raison d'être, et le peintre sa plus belle récompense.

Il en est de même dans l'exercice de la médiumnité. Le médium, le plus souvent, fera usage de son don, déploiera son énergie parce qu'on lui aura au préalable posé des questions. Une personne dans le besoin, qui doute et qui s'inquiète, vient le voir et lui demande à parler à un aïeul ou à connaître sa destinée. Le médium peut alors déclencher son don, ce qui revient à se rendre disponible à la réception des révélations issues de l'au-delà. Il ouvre ses canaux, ses récepteurs, si l'on veut.

On peut clairement faire l'analogie avec la radio, à cette différence que l'émetteur n'est pas tangible. L'émetteur est, en fin de compte, et plus encore que le récepteur – à savoir le médium –, celui qui nous pose le plus de questions.
Comment peut-on capter des messages de l'au-delà et de personnes lointaines, parfois défuntes ou inconnues ?
Dans la seconde moitié du XXe siècle, un courant est né qui s'est essayé de répondre à cette question : le spiritisme. L'époque était à la rigueur scientifique, et les réflexions qui ont pu être menées durant plusieurs décennies étaient d'une grande exigence intellectuelle, loin des superstitions et des excentricités d'un regroupement de farfelus. Ces hommes et ces femmes discutaient, échangeaient, interprétaient, compulsaient et raisonnaient pour essayer d'expliquer le plus rationnellement possible les phénomènes de la voyance et de la médiumnité.
Ce courant, pourtant né en France, est aujourd'hui tombé en désuétude, face au frein constitué par le désenchantement du monde entraînant avec lui un manque cruel de curiosité et d'envie d'explorer les confins mystérieux de l'existence.
Curieusement c'est au Brésil que le spiritisme prit racine, et se trouve encore très en vogue de nos jours.

De nombreux ouvrages d'auteurs de cette époque sont encore trouvables. N'hésitez pas à mener vos propres recherches si l'envie vous en prend.
Une chose est sûre : la médiumnité est une source sans cesse renouvelée de curiosité et de fascination. Elle n'a pas fini de nous dévoiler tous ses mystères, si tant est que nous y parvenions un jour.

médiumnité